L´Institut Andalou du Patrimoine Historique (IAPH)

L’Institut Andalou du Patrimoine Historique (IAPH) est une institution de recherche scientifique et développement inscrite au ministère de la Culture d'Andalousie, dont les objectifs sont l’étude du patrimoine, sa conservation et sa diffusion. Sa mission est préserver et transmettre le patrimoine culturel à travers ses activités de recherche, d’innovation, de documentation, d’intervention, de sensibilisation et de communication.

Depuis la création en mil neuf cent quatre vingt neuf (1989), la clé de nôtre travail est la durabilité du patrimoine. En le considérant non plus comme un objet, nous prenons aussi en compte son contexte territorial et social. Notre but principal est d'assurer le bien-être de la communauté en permettant la participation sociale et le renforcement des valeurs culturelles de la société.


Plus sur les projets uniques:



Qu'est-ce que le patrimoine pour l'IAPH?

Le droit et la ressource pour le développement durable

Nous croyons dans la gestion durable du patrimoine culturel comme une ressource sociale et économique du territoire s'appuyant sur l'amélioration permanente du savoir-faire et de la technologie. Le but étant de promouvoir la qualité de vie des citoyens à travers le patrimoine comme un facteur de progrès.

Un élément de cohésion sociale et territoriale

Diffuser, promouvoir et communiquer la culture et faciliter l'accès au patrimoine à travers la fourniture de services de qualité.



Quelques chiffres

  • plus de 30 ans d’expérience
  • plus de 100 professionnelles
  • 7 ateliers de conservation et restauration
  • 6 laboratoires d'analyse scientifiques
  • plus de 17.000 élèves
  • plus de 650 bourses d’études et stages
  • plus de 150 publications
  • plus de 10.000 biens restaurés
  • plus de 115.000 biens enregistrés



Les origines

Dans les années quatre-vingt du siècle dernier, le gouvernement autonome andalou assumait les attributions politiques en matière de Biens Culturels.

Après cinq années, on a approuvé le premier Plan Général de Biens Culturels, ce document fut le premier outil de planification et de programmation des activités sur les biens culturels dans lequel on a créé l’IAPH, comme un programme spécifique.

Contrairement aux autres institutions qui sont clairement orientées vers la conservation ou vers la documentation du patrimoine, l’IAPH, depuis sa création, parie sur l’intégration de toutes les facettes du patrimoine, en construisant un institut interdisciplinaire où le travail en équipe est la clef de son fonctionnement ; et où l’investigation et le développement ont marqué sa trajectoire.

L’Institut du Patrimoine Historique Espagnol, l’Institut Royal du Patrimoine Artistique de Bruxelles et l’Institut Central du Restauro à Rome, ont été ses modèles de référence.

Modèle intégré

L’IAPH travaille avec trois objectifs essentiel : agrandir la connaissance des biens culturels, faire des progrès dans leur conservation et inciter leur transmission à la société.

Héritier de la pensée patrimoniale qui met en relation le patrimoine culturel avec le développement socioéconomique des territoires et avec l’amélioration de la qualité de vie de ses citadins, depuis sa création, l’IAPH a incorporé les transmissions comme une valeur transversale à toutes ses activités, en transmettant autant des progrès conceptuels que des actions réalisées.

Objectifs essentiels

  • L’agrandissement de la connaissance
  • Le progrès de conservation
  • La vocation pour la transmission

L’IAPH incorpore les transferts comme une valeur transversale à toutes ses activités.



Réseau de partenaires institutionnels

Getty Conservation Institute des États-Unis, Istituto Superiore per las Conservazione ed il Restauro en Italie, Institut National du Patrimoine de France, Institut du Patrimoine Historique Artistique Nationale du Brésil, Institut National d’Anthropologie et d'Histoire de Mexico, Centre National de la Restauration, Conservation et Muséologie de Cuba, Centre National pour la Conservation et la Restauration du Chili, Institut Royal du Patrimoine Artistique de Bruxelles, Laboratoire de Formation Multidisciplinaire pour la Recherche Technologique d'Argentine, Ministère de la Culture du Maroc...

Au sein du système d´innovation

L'IAPH joue plusieurs rôles au sein du système de l'innovation et de la recherche du patrimoine culturel ce qui lui donne une position unique pour faire connaître tant ses propres capacités et résultats, que ceux des autres générateurs de connaissances (universités et organismes de recherche). L'Institut transfère à ces établissements les diverses demandes des acteurs du secteur du patrimoine, afin d'être abordés dans le cadre de leurs activités scientifiques et de favoriser leur interaction dans la R & D.

Le travail de l'Institut du Patrimoine Historique Andalou devient fondamental, puisque peu d'établissements présentent une couverture globale du patrimoine culturel, c'est à-dire, couvrant toutes ses dimensions et toutes les disciplines et les actions possibles.

Institut de Recherche

L'IAPH est officiellement reconnu comme un Institut de Recherche au sein du système de connaissances andalou.

Les recherches sur le patrimoine culturel sont orientées vers l'étude des nouvelles relations entre les différents types d'éléments du patrimoine (matériel -mobilier et immobilier- et immatériel), historiques ou actuels avec une analyse intégrée de leur histoire, signification, valeur, importance composition, contexte, état de conservation et d'utilisation dans une perspective interdisciplinaire.

Qualité et service public

L´IAPH est une référence au niveau régional, national et international dans les domaines émergents du patrimoine culturel, ainsi que dans la recherche, le développement technologique et l'innovation.

L'IAPH est dans un processus de développement continu qui vise à améliorer les résultats de la recherche, les activités de transfert, les services spécialisés que sont fournis et les processus de gestion interne, d'interaction et de communication, afin d'atteindre l'excellence institutionnelle.

La gestion de la qualité est complétée par la valeur de la durabilité, c'est à dire, le mise en place d'actions pour le développement culturel, social et économique, ayant à l'esprit la nécessité d'une croissance équilibrée et durable en permettant la participation de la communauté et l'utilisation efficace des ressources.

L'IAPH est une institution axée sur le service public qui s'engage à fournir des services de qualité.
 



Notre offre de compétences

Développement de protocoles et méthodologies

  • Méthodologies, protocoles et recommandations techniques pour la documentation du patrimoine
  • Protocoles et méthodes de conservation
  • Protocole standardisé pour le diagnostic et la proposition d'intervention de biens mobiliers
  • Protocole standardisé de projet de conservation de biens mobiliers
  • Protocole standardisé de diagnostic et d'étude de faisabilité de biens immobiliers
  • Recommandations techniques pour la documentation graphique du patrimoine culturel
  • Recommandations techniques pour documenter les paysages culturels
  • Recommandations techniques pour le traitement des images numériques

Services de conseil technique et analytique

  • Études historiques
  • Valorisation et évaluation d’œuvres d'art
  • Analyse scientifique de conservation
  • Diagnostics de conservation
  • Études de faisabilité
  • Conservations préventives
  • Conseils et avis d'experts
  • Recherche sur les sources documentaires du patrimoine culturel
  • Systèmes d'information patrimonial
  • Gestion de fonds documentaires, graphiques et bibliographiques
  • Gestion territoriale durable du patrimoine culturel: analyse, diagnostic et stratégies
  • Gestion territoriale durable du patrimoine culturel: modèles de risque
  • Gestion territoriale durable du patrimoine culturel: la conception du processus participatif
  • Activités liées au patrimoine UNESCO

Projets

  • Recherche scientifique fondamentale et appliquée au patrimoine culturel
  • Documentation et étude du patrimoine culturel
  • Conservation des biens mobiliers et immobiliers
  • Projets archéologiques
  • Routes et itinéraires culturels
  • Muséalisation et mise en valeur
  • Plans directeurs de monuments, ensembles et parcs culturels
  • Documentation graphique et audiovisuel du patrimoine culturel
  • Développement de programmes de formation (maîtrise, cours de spécialisation, conférences...)
  • Gestion des rencontres professionnelles (congrès, conférences...)
  • Projets éditoriaux
  • Promotion de la culture scientifique et de la participation citoyenne
  • Développement de produits web, produits multimédia et de matériels éducatifs
  • Développement de matériel didactique spécialisé dans le patrimoine culturel
  • Numérisation des archives, des collections graphiques, bibliographiques et documentaires
  • Mise en valeur du patrimoine au cours du processus d'intervention
  • Guides du paysage

Projets

Documentation et études

Le Centre de Études et Documentation identifie et répertorie les biens culturels andalous pour les mettre à disposition de la communauté, des professionnels scientifiques et des citadins.

À notre avis, l’information est un instrument efficace de travail pour la gestion du patrimoine, c’est pour ça qu’elle se transforme en une garantie pour sa conservation. Notre vision du patrimoine culturel exige une information en permanente évolution, puisque le concept du patrimoine est transformé constamment.

L’information du patrimoine rassemblée est liée d’abord aux bases de données informatisées, après au développement technologique et finalement à la transmission des savoirs.

Actuellement, il faut qu’on prête attention aux secteurs patrimoniaux traditionnellement ignorés qui font preuve de l’évolution du concept du patrimoine qu’on appelle les nouveaux patrimoines ou les patrimoines émergents. Il faut aussi, qu’on prête attention aux endroits patrimoniaux qui prennent de nouveaux risques et qui sont exposés à de nouvelles menaces, où la connaissance peut empêcher des dommages, en développant de nouvelles politiques préventives qui rendent compatibles le développement durable des territoires et la sauvegarde de leurs valeurs patrimoniales.

Le centre registre, analyse et diffuse des informations sur le patrimoine culturel, fait des recherches sur les théories, les méthodes et les techniques appliquées à sa documentation et est en charge de la gestion des fonds graphiques, bibliographiques et documentaires de l'IAPH:

  • Guide numérique du patrimoine culturel de l'Andalousie: produit d'information qui permet obtenir de façon intégrée un large éventail de données patrimoniales relatives à chacune des municipalités andalouses à partir de différentes sources d'information: des images, des cartes, ressources électroniques, routes et bases de données
     
  • Atlas du patrimoine immatériel de l'Andalousie: l'Atlas est un projet d'une large couverture territoriale et fonctionnelle, visant à la sauvegarde du patrimoine immatériel de l'Andalousie, à travers des actions de connaissance, d'appréciation et de promotion. Les techniques de documentation sont fondamentales pour le registre du patrimoine immatériel: tradition orale, activités artisanales ou industrielles liées au développement d’une société. L’Atlas du Patrimoine Immatériel d’Andalousie a pour objectif d’identifier, de répertorier et de diffuser les rituels de fêtes, les moyens d’expression, les métiers, les savoirs artisanaux et les autres manifestations de notre culture afin de favoriser et de mettre en valeur la diversité culturelle andalouse, en rendant visible les différents collectifs sociaux qui la forment. En plus de cet objectif général, l’atlas essaye de sensibiliser la société pour sauvegarder les éléments les plus vivants et les plus dynamiques du patrimoine culturel andalou
     
  • Registre des paysages culturels de l'Andalousie: projet visant à la connaissance et l'analyse du paysage comme un ensemble de perpétuations territoriales choisies pour leur caractère culturel et reconnues par la population locale, qui sont susceptibles d'être considérés comme des biens culturels. On a mis en marche le Laboratoire du Paysage Culturel, créé pour identifier et caractériser les paysages culturels andalous ruraux et urbains, aussi de la même manière pour établir les règles d’aménagement de leurs usages et de leurs activités afin qu’ils soient durables. Pour cela, il faut définir les critères d’analyse, de protection, de conservation, d’intervention et d’usage
     
  • Le MAPA, modèle andalou de prédiction archéologique appartient à ce groupe de projets. C’est un outil très puissant pour la gestion du patrimoine archéologique andalou, puisqu’il apporte une connaissance statistique et de probabilités aux travaux de prospection archéologique qui accompagnent les études d’impact environnemental. En plus, le modèle aide à planifier plus efficacement des projets et leur développement sur le terrain
     
  • Récupération de la Mémoire Visuelle Andalousie-Maroc à travers de la photographie historique (RIMAR)
  • La Guide du Paysage culturel de la crique de Bolonia, Cadix
  • itinéraires culturels en Andalousie
  • Transhabitat. Développement durable des zones transfrontalières du réseau Natura 2000 et des Habitats d'Intérêt Communautaire entre l'Andalousie et le Maroc
  • gestion durable des paysages culturels
  • registre du patrimoine industriel de l'Andalousie
  • registre de l'architecture contemporaine en Andalousie
  • patrimoine mobilier urbain

Analyse scientifique et intervention

L’objectif général de l’IAPH en matière d’intervention est le perfectionnement des activités de conservation et de restauration tant au niveau théorique et méthodologique que technique.

C’est pour cela qu’on travaille avec le projet d’intervention critique qui comprend trois phases mises en relation entre elles:

  1. une première phase, qu’on appelle Phase d’étude et de diagnostic, elle se centre sur l’étude des valeurs culturelles de l’objet patrimonial : historiques, artistiques, anthropologiques, etc. ainsi que sur le diagnostic de l’état de conservation de l’oeuvre
  2. une seconde phase, qu’on appelle Phase de conservation et de récupération se centre sur la récupération et la conservation des valeurs de l’oeuvre comme les valeurs expressives et d’usage
  3. et une dernière phase qu’on appelle Phase de transmission et de diffusion se centre sur la transmission aux professionnels et à la société

Le Projet de conservation et de mise en valeur de la Chapelle Royale de la Cathédrale de Granada fut le projet initial de l’IAPH. Grâce auquel on a établi une méthodologie spécifique basée sur le travail interdisciplinaire qui recherche une activité complète autant dans l’espace architectonique que dans les différents éléments qui la composent. Cette expérience fut un modèle pour des interventions successives dans le cadre des biens culturels et a permis d’innover, d’expérimenter et de contraster la théorie et la mise en oeuvre de la conservation et de la restauration. Le projet allait de l’étude des sources de documentation à l’exposition des biens restaurés, en passant par la recherche scientifique.

Depuis sa création, l’IAPH assume le fait que les sciences et les techniques appliquées font du projet d’intervention un projet d’innovation.

D’abord, on a créé les ateliers de restauration où l’on développait les travaux de conservation spécialisés pour chaque support matériel : peinture, sculpture, tissage et après on a ajouté les ateliers de restauration du matériel archéologique, d’orfèvrerie et des documents graphiques.

En parallèle, on a mis en marche les laboratoires spécialisés pour prendre des décisions sur les critères d’intervention en se basant sur la rigueur et sur la connaissance scientifique. On y développe des techniques d’examen photographique comme la réflectographie, la radiographie ou l’endoscopie, on y réalise des analyses géologiques comme par exemple l’analyse minéralogique par rayons X au moyen du microscope optique, on y développe aussi des analyses biologiques et chimiques comme les études avec des techniques au laser. On fait attention aussi, aux techniques liées au cadre de la conservation préventive comme la technique d’éclairage et aux conditions microclimatiques. Dans l’IAPH, il y a les laboratoires suivants : le laboratoire de Páleobiologie, le laboratoire de Photographie et des moyens d’examen graphique, le Laboratoire de Géologie, le laboratoire de Biologie et le laboratoire de Chimie.

Depuis, on a développé des projets d’investigation afin de perfectionner les procès d’intervention au niveau méthodologique et technique ; on a réalisé des rapports de conservation préventive et aussi des travaux de normalisation méthodologique et de rédaction des protocoles d’études préalables. En plus on a développé un travail continu d’actualisation des critères. En parallèle, on a fait des progrès dans le contrôle de qualité des matériaux employés dans les interventions, on a développé des techniques non-destructives pour la connaissance des matériaux historiques sans oublier la transmission des savoirs obtenus.

L´IAPH conserve et restaure le patrimoine à travers l'exécution de projets de conservation et la mise en valeur de biens mobiliers, documentaires, bibliographiques et archéologiques. Avec la collaboration d’autres institutions, l’IAPH a entrepris le développement méthodologique, technologique et scientifique de la restauration de l’architecture et des oeuvres de grandes dimensions. Les interventions sont effectuées par des équipes interdisciplinaires avec des systèmes avancés de gestion basés sur des critères et des méthodologies scientifiques:

  • intervention sur les biens mobiliers de l’église del Salvador de Sevilla: avec les recherches et les analyses scientifiques nécessaires pour identifier les pathologies et pour faire un diagnostic de l’état de conservation de chaque oeuvre. Puis, on a restauré une sélection composée par dix oeuvres picturales, vingt sculptures, trois oeuvres en papier et en parchemin, sept tissages et quatorze oeuvres d’orfèvrerie en argent. Finalement, on a celebré organisé une exposition temporaire qui a permis la contemplation des oeuvres avant de les rendre à l’église à laquelle elles appartiennent
     
  • conservation du patrimoine historique du Palais de San Telmo c'est le projet de conservation et muséologie le plus important parmi ceux réalisés par l'IAPH et le premier fait avec une approche globale de la gestion du patrimoine, logistique opérationnelle, recherche, préservation et diffusion. En ce cas, la collection était formée par 104 cent quatre oeuvres de différentes typologies : quarante-quatre sculptures, vingt-huit oeuvres picturales, vingt-sept cadres, sept peintures murales, sept oeuvres d’orfèvrerie et cinq retables
     
  • on a développé aussi des interventions modèles comme les travaux sur les peintures de la Salle des Rois de l’Alhambra. Ce projet comprend la recherche et postérieurement l’intervention de conservation sur les plafonds des trois coupoles en bois de la Salle des Rois du Palais des Lions. La complexité du projet réside dans les conditions de conservation des peintures situées sur 3 dômes en bois des siècles XIV et XV. Ces peintures sont une exception très importante dans l’ensemble du patrimoine historique andalou aussi bien par la singularité du support en bois recouvert de cuir que par leur environnement. Dans le cadre d’une plus grande activité de restauration sur l’ensemble des couvertures, le travail développé par l’IAPH a été centré sur l’étude, le diagnostic et la protection préliminaire des peintures
     
  • Giraldillo, la girouette qui couronne le clocher de la tour de la Cathédrale de Séville. C’est une référence dans la trajectoire de l’IAPH puisqu’elle a été récompensée du Prix National de Restauration, en 2006. On aborde la restauration de cette sculpture avec le plus grand respect et avec des critères d’intervention minime. C’est pour cela qu’on a placé une nouvelle structure semblable à l’originale qui est résistante à la corrosion et qui améliore l’articulation générale, en préservant le système de rotation. On a travaillé avec l’École des Ingénieurs de Séville pour vérifier son comportement mécanique. Les renseignements obtenus de la recherche scientifique comme sa composition et son épaisseur, ont été introduits dans un modèle de calcul tridimensionnel et mathématicien. Une exposition temporaire a rendu la restauration accessible aux citoyens avant de rendre la sculpture à son lieu original
     
  • aménagement paysagé dans la crique de Bolonia, Cadix (Prix ​​Hispania Nostra 2014). Le projet est financé par le ministère espagnol de la Culture. Les lignes directrices énoncées dans le Guide du Paysage Culturel de la Crique de Bolonia, dont les objectifs sont l’amélioration du paysage, le maintien de leurs valeurs et la diversification productive, ont ciblé les principales priorités du projet. Nos propositions sont parties du fait de considérer le paysage de la Crique comme un patrimoine culturel et elles se confrontent à la difficulté de travailler à des échelles différentes. À partir de l’ensemble archéologique de Baelo Claudia, une ancienne ville romaine, située en bord de mer, on trace des itinéraires qui mettent en ordre la connaissance du territoire. Ces itinéraires intègrent les ressources naturelles et culturelles comme une valeur culturelle ajoutée. L’intervention est systématisée moyennant l’emploi d’un code graphique lié aux quatre actions: parcourir / orienter/ s’amuser et protéger construit avec des objets qui se placent sur le territoire support. On apporte une nouvelle couche liée à la participation du spectateur qui transforme l’espace physiquement et symboliquement
     
  • inventaire et conservation des collections archéologiques Ricardo Marsal
  • conservation de sculpture en bois polychrome
  • conservation de sculpture de marbre
  • muséalisation pour des expositions patrimoniales temporaires
  • conservation de peinture sur toile
  • application des techniques laser sur des œuvres du patrimoine historique
  • études paléobiologiques et taxinomiques du site archéologique du dolmen de la Pastora
  • rénovation méthodologique pour le patrimoine contemporain: le logement social du mouvement moderne

Archéologie Subaquatique

Le Centre d’archéologie sous-marine (CAS) spécialisé dans le patrimoine culturel submergé, reproduit la philosophie de l’ IAPH sur un patrimoine archéologique très précieux et peu connu en Andalousie.

La méthodologie archéologique sous-marine adapte le système de recherche terrestre à ses besoins spécifiques et surmonte les inconvénients d’un travail dans des conditions différentes à notre environnement naturel.

Offre un service spécialisé dans les travaux de recherche, protection, préservation et diffusion du patrimoine culturel subaquatique:

  • carte archéologique: mise à jour des inventaires archéologiques à travers de la localisation l'identification, et l’évaluation des sites qui se trouvent sous les eaux, afin d'établir des mesures concrètes de protection et de conservation, et de concevoir des stratégies de recherche et de diffusion
     
  • projet Trafalgar: convaincue de l'importance de la recherche et la diffusion pour la préservation du patrimoine culturel subaquatique, l'IAPH à développé un travail de recherche et valorisation sur les vestiges de naufrages de la bataille navale de Trafalgar
     
  • stratégies pour la mise en valeur "in situ" du patrimoine archéologique subaquatique: le projet vise à concevoir un modèle théorique qui permet de concilier la croissante demande d'utilisation du patrimoine archéologique sous-marin avec sa préservation

Publications, formation et vulgarisation scientifique


L'IAPH édite plusieurs publications dont le PH Journal, crée en 1992. On a aussi publié des livres de divers formats.

L'IAPH offre un programme de formation complet qui comprend des cours spécialisés, des cours de troisième cycle (master) et de nombreuses conférences et séminaires techniques pour mettre à jour les connaissances.

Le but des actions de diffusion est de promouvoir la culture scientifique dans le domaine du patrimoine: site web, visites annuelles, expositions, journées de portes ouvertes, programmes de visites et ateliers éducatifs, dédiés notamment aux plus jeunes.
 



Le siège principal: Séville

L’ensemble monumental de l’île de la Chaetreuse

Le siège principal de l’IAPH occupe les bâtiments de l’ancien Monastère Chartreux de Santa María de las Cuevas qui est placé sur l’île de la Chartreuse de Séville, du côté de fleuve.

Le Monastère a été fondé à la fin du quinzième siècle dans le lieu où quelque temps avant fut édifié un quartier potier almohade. Le monastère était utilisé comme une caserne pour les troupes napoléoniennes pendant l’occupation française. En mil huit cents quatre vingt et un (1881), après sa sécularisation définitive, le monastère fut acheté par Charles Pickman, c’était un entrepreneur d’origine anglaise qui y a mis en fonctionnement une usine de faïence et de porcelaine. Les fours et les cheminées apparaissaient entre les cloîtres et les clochers tout en transformant le paysage silencieux par un autre plus bruyant.

Aujourd’hui, la Chartreuse accueille aussi le Centre Andalou d’Art Contemporain et l’Université Internationale d’Andalousie, est un grand centre culturel avec une surface de douze hectares, récupéré par la ville de Séville grâce à l’exposition universelle de 1992.

En 1964 l’ensemble monumental fut déclaré Bien d’Intérêt Culturel.

Chronologie

  • Quartier potier almohade: s. XI
  • Monastère Chartreux de Santa María de las Cuevas: ss. XIV-XIX
  • Caserne des troupes napoléoniennes: 1810 - 1812
  • Sécularisation définitive: 1836
  • Manufacture de faïence et de porcelaine Pickman: 1841-1972
  • Centre Culturel: 1992 - 2009

La réhabilitation du cloître de legos: Guillermo Vázquez Consuegra

L’architecte sévillan Guillermo Vázquez Consuegra est l’auteur du projet de réhabilitation du siège de l’IAPH.

Les différents bâtiments qui le composent s’organisent autour d’une cour: le cloître de legos de l’antique monastère chartreux. Son aménagement actuel est dû aux transformations réalisées pendant le 19ème et 20ème dix-neuvième et vingtième siècles pour accueillir l’usine de faïence et de porcelaine.

Le résultat de cette superposition d’usages fut un mélange de constructions. Durant la réhabilitation on a éliminé celles qui n’avaient pas de valeur patrimoniale et on a intégré les vestiges archéologiques dans les nouveaux bâtiments. D’ailleurs, le projet contrôlait le tracé, le dessin et les dimensions des espaces publiques, en récupérant la morphologie du cloître. Les rues, et les cours intérieures donnent à l’ensemble une échelle urbaine.

Aujourd’hui on peut connaître le siège de l’IAPH grâce à un programme de visites guidées.

Cádiz: centre d’archéologie sous-marine (CAS)

Depuis mil neuf cents quatre-vingt-huit (1988), le Centre d’archéologie sous-marine se trouve dans la station thermale de Nuestra Señora de la Palma y el Real de Cadiz. C’est un bâtiment emblématique construit dans les années vingt du siècle précédent, caractérisé par son emplacement sur la plage de la Caleta et par ses longues galeries latérales qui s’approchent du bord de mer.

L’usage initial comme station thermale a été progressivement abandonné, ensuite l’immeuble a accueilli une école nautique et postérieurement des bains et d’autres usages hôteliers.

En mil neuf cents soixante-quinze (1975), l’immeuble a été abandonné à cause des ascendants de sa structure. Enfin, le bâtiment a été réhabilité comme siège du CAS et en mil neuf cent quatre-vingt-dix, était déclaré bien d’intérêt culturel par le ministère de la Culture de la Junta de Andalucía.
 

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